
Résumé:
« Que reste-t-il des émotions,
des rêves, des désirs quand on disparaît ?
L’homme d’Aden, l’empoisonneur de Harrar
sont-ils les mêmes que l’adolescent furieux qui
poussa une nuit la porte du café de la rue Madame, son
regard sombre passant sur un enfant de neuf ans qui était
mon grand-père ? Je marche dans toutes ces rues,
j’entends le bruit de mes talons qui résonne dans la
nuit, rue Victor-Cousin, rue Serpente, place Maubert, dans les
rues de la Contrescarpe. Celui que je cherche n’a plus de
nom. Il est moins qu’une ombre, moins qu’une trace,
moins qu’un fantôme. Il est en moi, comme une
vibration, comme un désir, un élan de
l’imagination, un rebond du cœur, pour mieux
m’envoler. D’ailleurs je prends demain
l’avion pour l’autre bout du monde. L’autre
extrémité du temps. »